ToulEmploi

Publié le lundi 25 juin 2012 à 19h41min par Valérie Ravinet

Le Midact assure la promotion des bonnes pratiques

Acteur régional au service des entreprises et du progrès, le Midact intervient en faveur de l’amélioration des conditions de travail, à la demande des entreprises. Seule obligation pour celles-ci : permettre la capitalisation des enseignements tirés d’une expérience par une communication ouverte à l’ensemble des acteurs professionnels. C’est aujourd’hui (...)

Partir d’une expérience d’entreprise, la faire connaitre et la transposer à d’autres situations, telle est la mission du Midact. Une mission que Carole Lancry, sa présidente, confirme : « le Midact a un rôle utile, nos chargés de mission interviennent dans les entreprises sur des problématiques complexes, avec savoir-faire ». Et Michel Vigier, vice-président de l’association, d’ajouter : « l’équipe dispose de grandes compétences techniques. Elle sait associer tous les acteurs d’une entreprise pour résoudre une problématique et assurer le transfert de savoir-faire à l’issue de son intervention. »

Pour assurer sa légitimité d’intervention, le Midact met en avant ses statuts : l’association, membre du réseau national Anact, est administrée à parité par des représentants régionaux des syndicats d’employeurs et de salariés. Elle se place à « équidistance des salariés et des employeurs », selon Michel Vigier. Le vice-président, représentant du Medef, vient d’être élu pour deux ans à la tête du Conseil d’administration du Midact, aux côtés de la présidente Carole Lancry, de la CFE-CGC. "Notre impartialité assure la légitimité et la crédibilité de notre action", précise-t-elle.

Regard sur des problématiques complexes

Stéfano Turco, responsable technique chargé de prévention santé et sécurité au travail d’Ansamble Midi Gastronomie, explique la problématique de troubles musculosquelettiques –TMS- rencontrée dans son entreprise de restauration collective. « Nous avons décelé cette problématique il y a quatre ans, lorsque trois salariés ont été reconnus victimes de TMS. Aujourd’hui la situation est stabilisée, mais il faut continuer à faire de la prévention », analyse le responsable.
Sur le site de Blagnac de l’entreprise, 90 salariés préparent 16.000 repas par jour. Pour respecter les exigences de sécurité alimentaire, les étapes d’élaboration, conditionnement et préparation à la distribution sont réalisées à des températures de 7 à 8°. Froid et gestes répétitifs sont à l’origine de l’apparition des TMS. Comment dès lors soulager le mouvement pour réduire le risque de ces maladies ? « Nous avons d’abord échangé avec notre médecin du travail. Puis un inspecteur de la Carsat nous a conseillé de suivre une formation Prap - prévention des risques- et de prendre contact avec le Midact, ce que nous avons fait, en accord avec le CHSCT », raconte Stéfano Turco. C’est alors que le Midact intervient et recommande une étude de postes. Elle sera réalisée par deux étudiants en ergonomie, pilotés par des expertes du domaine et aboutira à l’achat d’une machine. L’entreprise est aujourd’hui en passe de résoudre une problématique qui concerne potentiellement l’ensemble de la filière des entreprises disposant de cuisines centrales.

L’histoire personnelle se conjuguant souvent avec celle de l’entreprise, Stéfano Turco s’est laissé convaincre de suivre une formation de préventeur dispensée par le CNAM. Deux ans de travail vont permettre au titulaire d’un CAP, aujourd’hui âgé de 52 ans, d’obtenir un diplôme de niveau Bac +5. A bon entendeur, salut !
Valérie Ravinet

Sur la photo : le vice- président et la présidente du Midact, Michel Vigier et Carole Lancry. DR.