ToulEmploi

Publié le lundi 13 juillet 2015 à 17h54min par Ingrid Lemelle

La microfranchise solidaire prend un nouvel élan en Midi-Pyrénées

L’Association pour le droit à l’initiative économique accompagne et propose un soutien financier au entrepreneurs qui optent pour les microfranchises solidaires. Le point en Midi-Pyrénées.

Jusqu’ici relativement confidentiel, avec un seul entrepreneur accompagné en Midi-Pyrénées, le dispositif de la microfranchise proposé par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) devrait prochainement prendre de l’ampleur. Le principe consiste à identifier et tester des niches d’activités, afin de pouvoir ensuite les proposer « clés en main » à des personnes éloignées du marché du travail. Qui ont « toutes pour point commun, la niaque ! », assure Yves Jarland, directeur de l’Adie Midi-Pyrénées. En sécurisant leur parcours grâce à une formation, un accompagnement régulier, et l’accès si besoin à un microcrédit pour l’investissement initial, ces nouveaux « petits » entrepreneurs multiplient leurs chances de réussite. « Le concept s’inspire du modèle classique de la franchise et du commerce organisé », poursuit Yves Jarland. Si ce n’est que la microfranchise est, dans ce cas, solidaire. Elle constitue de ce fait une nouvelle approche de l’entrepreneuriat social.

Des remboursements adaptés

Le challenge est de permettre au microfranchisé d’atteindre le seuil de rentabilité dès la première année, afin qu’il puisse subvenir à ses besoins. Mais l’ambition de l’Adie « est de pouvoir proposer des solutions de revenus plus importants ». L’association l’aide notamment à constituer l’enveloppe destinée au droit d’entrée : « Outre les 10.000 euros que nous pouvons éventuellement prêter, nous adossons les projets à des aides du Conseil régional, ce qui permet de dégager jusqu’à 15.000 euros », stipule Yves Jarland. Ce capital couvre l’achat du matériel nécessaire au démarrage d’une activité qui a fait ses preuves. Il permet surtout d’intégrer un réseau qui s’engage à soutenir son microfranchisé, grâce à des services mutualisés, une formation commerciale, des actions de communication…

Lorsque le budget de départ est exclusivement issu de l’emprunt, l’Adie élabore un plan de financement assurant à l’entrepreneur « des remboursements confortables » même si le taux, sur 60 mois, est de 6,8%. Le microfranchisé n’est donc pas étranglé, d’ailleurs, « 96% des gens remboursent », précise Yves Jarland. Au niveau national, l’ambition est de créer, d’ici 2025, près de 5000 emplois grâce à la mise en place d’une dizaine d’enseignes solidaires. En Midi-Pyrénées, O2 (jardinage) et Chauffeur&Go tentent de se développer, et l’Adie lancera « Mon coursier de quartier » dans les prochaines semaines.
Nathalie Malaterre

Sur la photo : "Mon coursier de quartier" est un nouveau concept de microfranchise solidaire proposé à Toulouse. Photo Cyclopolitain DR.

Mon coursier de quartier recrute sur Toulouse

L’Adie et Cyclopolitain proposent la création d’une entreprise de cyclotaxi en microfranchise, autour des trois métiers complémentaires que sont le transport de voyageurs, la livraison de proximité et la publicité en triporteur électrique. Une activité créatrice de lien social, qui s’inscrit également dans un cadre écologique, la préservation de la qualité de l’air n’étant pas absente de ce service de proximité original. Une fois l’achat du triporteur acté, « Mon coursier de quartier » offre donc l’opportunité de devenir patron, de générer rapidement des revenus et de développer progressivement un fonds de commerce.

www.moncoursierdequartier.com