ToulEmploi

Publié le lundi 9 février 2015 à 16h24min par Ingrid Lemelle

L’orientation en questions

Tic, tac, tic, tac… La pression monte ! École privée ou université ? Cursus long ou court ? Licence ou Bachelor ? Voici cinq questions essentielles que nous vous suggérons de vous poser avant de vous décider.

Comment être certain de faire le bon choix ? Surtout lorsqu’on hésite entre deux voies diamétralement opposées… S’orienter est d’autant plus complexe que l’offre est vaste et souvent, illisible. Plusieurs facteurs peuvent cependant vous aider. Pourvu de prendre le temps de s’interroger, et d’interroger les professionnels.

Qui suis-je ?

Quels sont vos centres d’intérêt et ce que vous détestez ? Vos points forts et vos axes de progrès ? Dans quels environnements vous sentez-vous à l’aise ou, au contraire, pas du tout à votre place ? Comment entrevoyez-vous votre avenir professionnel ? Quelles sont vos priorités ?
Une bonne orientation devrait systématiquement débuter par la mise en perspective de ce que l’on est, avec ses objectifs et ses capacités à les atteindre. Une étape que « zappent » pourtant de nombreux jeunes. L’exercice n’est certes pas évident et l’aide d’une personne expérimentée, souvent nécessaire. N’hésitez pas à vous adresser à des professionnels, à échanger avec des personnes qui font le métier de vos rêves, ou à faire des stages d’immersion avant de vous lancer !

Quel type d’enseignement ?

Où allez-vous étudier ? A l’université ? Dans un centre de formation professionnelle ? Dans une école d’ingénieur ou de commerce ? Publique ou privée ? Les réponses à ces questions seront fonction bien sûr de vos préférences, mais aussi de votre potentiel. A passer par exemple par une classe préparatoire exigeante. A faire preuve d’autonomie. A vous inscrire dans un parcours de plusieurs longues années. A combiner études et travail…
Il y en a aujourd’hui pour tous les goûts ! Prenez donc le temps de réfléchir aux conditions d’apprentissage qui vous correspondent le mieux. Celles qui augmenteront vos chances de réussite.

Quel(s) diplôme(s) ?

Licence, Bachelor, Master, Mastère, MBA… la liste des diplômes n’en finit pas de s’allonger, au point d’être incompréhensible pour le néophyte !
Certains relèvent de la mise en œuvre du Processus de Bologne, c’est-à-dire des grades académiques communs à tous les pays de l’Union européenne : la Licence, le Master, et le Doctorat (le LMD). D’autres ont été initiés par des institutions : les Chambres de commerce et d’industrie, dans le cas du Bachelor, Harvard pour le MBA, ou encore la Confédération des grandes écoles pour le Mastère spécialisé ou le Badge. Mais la difficulté ne se limite pas à l’intitulé du diplôme… non !
La formation peut également conduire à un titre ou un diplôme « certifié » par l’État (délivré généralement par des ministères ou des organismes agréés), ou à un diplôme « visé ». Délivré par un arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, pour une période de 6 ans maximum, ce visa indique que l’État s’engage alors sur la qualité de la formation. Le plus haut degré de reconnaissance.
Pour autant, ces règles ne s’appliquent pas à tous les diplômes, ce serait là encore, trop simple. Certains titres n’étant pas protégés, à l’instar du Bachelor ou du Mastère, ils sont utilisés abusivement.
Il est donc très important de s’informer sur la reconnaissance des formations, mais aussi de construire son projet à long terme. Si vous envisagez en effet la possibilité de vous inscrire dans un parcours long, soyez par exemple attentifs aux exigences des écoles que vous auriez envie d’intégrer plus tard. Certaines pourraient certes exiger que vous ayez obtenu un certain niveau d’études sanctionné par un titre visé par l’État. Or si vous obteniez effectivement le niveau requis, mais validé par un titre certifié, ces écoles ne pourraient pas vous accepter…

Quels critères de sélection ?

Il existe 3.600 organismes de formation en Midi-Pyrénées ! Autant dire que l’offre est pléthorique et le choix difficile… Plusieurs critères peuvent néanmoins vous guider, à commencer par la notoriété des établissements. Son appartenance à un réseau national ou international peut également être un gage de sérieux. Mais pas autant que les labels. Ils s’obtiennent après un audit très rigoureux de l’école, programmes de formation et pédagogie inclus, et garantissent donc la qualité de l’établissement. La triple accréditation, Equis, AMBA et AACSB, est, en la matière, le nec plus ultra… Un graal que Toulouse Business School est une des rares Business School françaises à avoir obtenu.
Le nombre de personnes formées chaque année, l’effectif par classe, le taux de réussite aux examens, les moyens pédagogiques et matériels, les services proposés en matière d’insertion… doivent également vous aider à l’heure du choix.

Quel coût ?

Là encore, le coût des formations est très variable selon les établissements et la nature du diplôme préparé. Gratuites par la voie scolaire et l’alternance, prises en charge par l’État, les collectivités, ou des organismes agrées, dans certains cas particuliers, elles restent dans de nombreux cas à la charge de l’étudiant ou de ses parents.
L’investissement peut se révéler élevé, mais néanmoins payant. A l’inverse, une formation très chère ne signifie pas forcément qu’elle est de bonne qualité…
Ingrid Lemelle

Photo Evgenyatamanenko - Fotolia

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