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Publié le lundi 28 septembre 2015 à 10h03min par Aurélie de Varax

L’Institut de formation de masso-kinésithérapie de Toulouse intègre la réforme LMD

A l’IFMK de Toulouse, la formation de masso-kinésithérapie fait sa révolution. Réforme LMD « Licence-Master-Doctorat » oblige, le cursus passe de trois à quatre ans. Même si l’équivalence en Master 2 reste incertaine, c’est une revalorisation de la filière.

C’est au tour de la formation des masseurs kinésithérapeutes d’intégrer la réforme LMD « Licence-Master-Doctorat » qui fait évoluer le système d’enseignement supérieur français depuis 2002 pour l’adapter aux standards européens. Désormais, les étudiants qui entrent en première année à l’Institut de formation de masso-kinésithérapie (IFMK) de Toulouse - sur concours national- intègrent un cursus en quatre ans, et non plus trois. "C’est une mise aux normes européennes du cursus qui vise à faciliter la mobilité inter-pays et inter-filières, même si nous sommes toujours en attente de la décision ministérielle sur l’équivalence française en fin de parcours", détaille Marie-Claire Sintes, cadre kinésithérapeute et formatrice à l’IFMK.

"Les étudiants auront une équivalence Bac+3 en crédits européens (chaque année équivaut à 60 crédits européens) et, du coup, la possibilité de rattraper une filière universitaire en Master 2 Santé avec un laboratoire de recherche." L’Institut de formation est, avec l’antenne de Rodez, le seul établissement public de Midi-Pyrénées à remettre le diplôme d’État à soixante étudiants chaque année, selon les quotas attribués par le Ministère.

Une révolution pour le corps enseignant et la filière

Selon Marie-Claire Sintes, cette revalorisation de la profession de masso-kinésithérapie est une excellente nouvelle pour les étudiants, mais une révolution pour le corps enseignant. "Désormais tous les professeurs doivent être des universitaires, par exemple des médecins titulaires de chaires," explique-t-elle. Le principe de l’alternance entre la théorie et la pratique toutes les six semaines reste identique à partir de la deuxième année, comme les bases du nouveau programme, mais avec l’ajout de nouveaux modules autour de la santé publique et la psychologie sociale." Quant au processus de validation, il nécessite une adaptation des process, puisque nous appliquons désormais le principe universitaire des évaluations semestrielles," souligne Marie-Claire Sintes.

C’est surtout l’avenir de la filière française qui inquiète la formatrice. "Alors que notre métier est en plein développement, avec une montée de l’activité sur la prévention, nous risquons d’être envahis par les kinés de l’Europe". Et de souligner l’incertitude qui risque de peser, à terme, sur les quotas dans les écoles.
Aurélie de Varax

Sur la photo : Marie-Claire Sintes, cadre kinésithérapeute et formatrice à l’IFMK de Toulouse. Photo Kevin Figuier - ToulEmploi.

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