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Publié le lundi 7 janvier 2019 à 21h19min par Isabelle Meijers

L’Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse réforme sa pédagogie

Dès la rentrée 2019, l’école d’ingénieurs en agronomie de Toulouse lancera son projet envol. Un enseignement totalement repensé autour de mises en situation, qui doit permettre à ses ingénieurs de mieux s’adapter à un environnement professionnel en constante évolution.

C’est une petite révolution au sein de l’école centenaire créée par Paul Sabatier, prix Nobel de chimie. L’Ensat (Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse) inaugurera à la rentrée de septembre 2019 de tout nouveaux modules d’enseignement définis autour d’une approche par compétences en mode projets. « Il ne suffit plus aujourd’hui que les élèves apprennent, il faut aussi leur apprendre à apprendre. En d’autres termes, nous devons former les étudiants à expérimenter par mises en situation plutôt qu’à connaître », explique Anne Bernadac, directrice adjointe en charge de la formation à l’Ensat. Des unités projets par groupe de six ou sept élèves seront ainsi créées pour, par exemple, établir un diagnostic d’un système agroalimentaire ou concevoir un produit ou un service. « Nous sommes partis du référentiel de compétences que l’étudiant doit maîtriser à sa sortie pour développer une pédagogie active autour de chacune d’elles », détaille Anne Bernadac. Pour le futur ingénieur, cette manière pratique de procéder sera ainsi transférable tout au long de sa carrière dans un environnement professionnel en constante évolution. L’Ensat s’affiche encore précurseur parmi les écoles d’agronomie en France dans cette démarche encouragée par les ministères de tutelle.

De plus grandes promotions d’ici 2021

L’école forme en trois ans des ingénieurs en agronomie couvrant les trois champs de la discipline, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Une quatrième année de césure, réalisée par 50% des étudiants entre la deuxième et troisième année, est possible. Les promotions jusqu’alors de 174 élèves, dont 150 étudiants et 24 apprentis, devraient augmenter jusqu’à 200 élèves d’ici 2021 grâce à une capacité d’accueil augmentée. En effet, un nouveau bâtiment de 2000 m2 dédié à la formation a été inauguré en septembre 2017.

Six mois de stage en dernière année

La palette des métiers exercés est très large, d’ingénieurs production à ingénieurs d’affaires en passant par ingénieurs projets… « En tout, nous avons recensé 250 professions », souligne Gregory Dechamp-Guillaume, directeur de l’Ensat, qui poursuit : « Près de 67% de nos futurs diplômés sont embauchés avant la fin de leur formation et 80% des diplômés sont en poste six mois après leur sortie. » Enfin, hormis les semaines de stage obligatoires qui passent au cours des trois années de six à dix semaines puis 24 semaines par an, une expérience d’au moins trois mois à l’étranger est imposée. Le coût de la formation est de 600 euros par an. Les conditions d’admission sont sur concours après des classes préparatoires BCPST, l’université ou le cycle préparatoire de l’INP ainsi qu’un DUT ou médecine, par passerelle Paces.
Isabelle Meijers

Sur la photo : L’Ensat forme en trois ans des ingénieurs en agronomie couvrant les trois champs de la discipline, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Crédit Ensat.