ToulEmploi

Publié le lundi 9 octobre 2017 à 13h04min par Valérie Ravinet

Insertion : l’Université Jean Jaurès et l’Institut Champollion « positivent »

Porté par l’Université Toulouse Jean Jaurès et l’Institut National Universitaire Champollion d’Albi, le dispositif « Positif » est opérationnel dès cette rentrée 2017. Décryptage d’un projet concret et ambitieux qui accompagne les jeunes depuis le lycée jusqu’au premier emploi.

« Les acteurs de la formation, de l’orientation, de l’insertion et de l’emploi sont tous co-responsables de l’insertion professionnelle des étudiants », martèle Sabrina Labbé, directrice du Service commun universitaire d’Information, d’orientation et d’insertion professionnelle (Scuio-IP) et enseignant- chercheur en sciences de l’éducation. En poste à l’Université Jean Jaurès depuis janvier 2016, la directrice déplorait le manque de moyens humains dédiés à l’accompagnement des étudiants vers le premier emploi. L’appel à manifestation d’intérêt en faveur de l’insertion pour les étudiants en sciences humaines et sociales et arts, lettres et langues « s’est révélé une aubaine pour renforcer nos équipes autour d’actions concrètes. L’Université Jean Jaurès et l’Institut national universitaire (INU) Champollion, à Albi, sont les deux seuls établissements de l’académie à proposer des formations post Bac dans ces domaines, et nous avons donc tout naturellement choisi de faire une réponse commune ».

Bonne surprise : le projet "Positif" (acronyme pour Partager, orienter, s’approprier, informer, transmettre, innover et favoriser l’insertion professionnelle) a été retenu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. A la clef, une subvention annuelle « soclé » au budget de l’Université, qui a permis le recrutement de trois personnes dédiées à sa mise en œuvre.

Six expérimentations sociales pour des publics ciblés

Le projet décline six expérimentations qui visent à faciliter l’entrée sur le marché du travail et améliorer qualitativement l’insertion professionnelle. « Les actions s’inscrivent dans un continuum, des années de lycée à Bac +5 », précise Sabrina Labbée. « A chaque public son action concrète, mise en place rapidement et évaluable ».
Ainsi, l’une des expérimentations consiste à faire réfléchir les lycéens à leur orientation, à travers une connaissance des métiers, tandis qu’une seconde, à destination des élèves de première année de l’enseignement supérieur, les sensibilise aux champs des possibles dans la filière qu’ils ont choisie. Pour les publics étudiants de troisième année, on apprend à parler compétences, en s’appuyant sur des plateformes numériques dédiées.

Les ateliers coopératifs d’insertion professionnelle s’adressent, eux, aux étudiants de Masters et cherchent à favoriser l’échange entre pairs pour démultiplier les réseaux. Ils sont également un lieu de réflexion quant à la cohérence des parcours (choisir un stage et un mémoire en lien avec son projet), avec l’aide d’un conseiller d’orientation. Les universités ont aussi mis en place des actions pour faciliter la mise en relation avec les acteurs d’aide à la recherche d’emploi (Pôle emploi, Apec…) via la création d’un tiers lieu de rencontres sur les campus. Les conseils sectoriels locaux, qui réunissent enseignants et acteurs du monde professionnel, sont un lieu d’échanges qui crée une dynamique territoriale.
« Nous croyons fermement à la co-construction et à l’intelligence collective », conclut Sabrina Labbé. « Grâce à des projets comme Positif, les étudiants ne sont plus seuls pour trouver réfléchir à leur avenir professionnel et trouver un emploi ».
Valérie Ravinet