ToulEmploi

Publié le lundi 19 octobre 2015 à 13h43min par Ingrid Lemelle

Hôtellerie-restauration : de la prestance avant tout !

Le CFA de Blagnac propose quinze formations dans sa filière hôtellerie-restauration, la plus importante après la cuisine. Si tous les niveaux de qualification sont possibles, chaque cursus requiert cependant de la réactivité et des qualités personnelles.

La récente réforme du Brevet professionnel restaurant est perçue comme un progrès au CFA de Blagnac. « Il est désormais beaucoup plus cohérent avec le métier actuel. On apprend par exemple aux élèves comment créer leur entreprise », assure Sandra Lamazère, responsable de la filière hôtellerie-restauration. Autre changement qui se profile, la fusion des trois CAP Restaurant, Services en brasserie-café et Services hôteliers. « Aujourd’hui, il faut être polyvalent pour avoir une belle carrière ». Cela explique sans doute l’existence d’un Certificat de qualification professionnelle intitulé « Recape », qui forme des « employés de l’industrie hôtelière », à pouvoir exercer, au gré des besoins, le service des étages, le service en salle, le service en café-bar-brasserie ou comme aide de cuisine ou agent de restauration.

Succès des formations bars et cafés

Depuis deux ou trois ans, les cursus liés aux bars et aux cafés bénéficient d’une forte attractivité à Blagnac, qu’il s’agisse du CAP Services en Brasserie-Café, des Mentions complémentaires Barman et Sommellerie, ou du Brevet professionnel Barman. « Beaucoup ont déjà un diplôme dans l’hôtellerie-restauration ou ailleurs, et décident de se reconvertir en un an. Il s’agit de métiers plaisants, jouissant d’une connotation festive et moins guindée que la restauration traditionnelle », explique Sandra Lamazère. Avec le BP Barman, les élèves apprennent tout ou presque, de la législation à la composition de chaque alcool, en passant par la dégustation et les techniques de création.

Si la diversité des niveaux de qualification rend les métiers de l’hôtellerie-restauration accessibles, il est préférable de posséder un diplôme pour être reconnu, d’où l’existence des Certificats de qualification professionnelle de serveur et de réceptionniste. « Un simple CAP peut amener à travailler dans le secteur haut-de-gamme. Tout dépend de la qualité de le personne. Cela n’a rien à voir avec la cuisine, qui demande plus de technique », affirme la responsable de la filière, qui accueille 350 des 1500 élèves de l’établissement. Le savoir-être et la prestance sont les premières qualités requises. Les jeunes apprennent à se coiffer, s’habiller, faire un nœud de cravate… Mais aussi à être très vite opérationnels. « Il ne faut pas oublier qu’en salle, on est visible. Il vaut donc mieux avoir la fibre commerciale ».
Armelle Parion

Sur la photo : Les élèves du BP Barman réalisent un « blue sky » pendant un cours de cocktails. Photo Hélène Ressayres - ToulEmploi.