ToulEmploi

Publié le lundi 8 février 2016 à 13h28min par Ingrid Lemelle

Emploi : le nucléaire a-t-il de l’avenir ?

Le 26 janvier dernier, se tenait la 5e édition du forum Sudnuclaire à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard. L’occasion pour les candidats de postuler auprès des entreprises présentes, mais aussi de s’informer sur l’avenir du nucléaire et ses débouchés.

690 candidats ont été présélectionnés par les équipes de Pôle emploi Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes pour rencontrer des professionnels de la filière nucléaire. Objectif, participer à la 5e édition du forum Sudnuclaire, organisé le 26 janvier, dans le Gard.

Quels sont les débouchés ?
La manifestation a réuni 58 entreprises, essentiellement des sous-traitants ou prestataires d’EDF, Areva, CEA et 20 agences d’intérim et organismes de formation. 450 postes ont été proposés à cette à l’occasion, très majoritairement en CDI (à 80%) : des postes d’agents de maîtrise et de cadres (48%), de techniciens (40%) et d’ouvriers. Au total, 446 candidats sont susceptibles d’intéresser les recruteurs et 12 embauches ont d’ores et déjà été finalisées, alors que 106 rendez-vous ont été fixés pour un second entretien. Preuve que la filière continue de recruter… mais des profils très spécifiques.

Quel avenir pour la filière ?
La filière nucléaire représente environ 19.000 emplois sur le territoire Languedoc-Roussillon, Rhône Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec l’évolution vers un mix énergétique ne reposant plus uniquement sur le nucléaire, les besoins du secteur ont cependant évolué. Les entreprises exécutrices, telles qu’EDF, expriment des besoins moins importants que les années passées et misent davantage sur l’alternance. Et ce sont surtout les sous-traitants qui recrutent sur la mise en sûreté des centrales, la maintenance, les métiers d’assainissement et le tri des déchets.

Quels prérequis pour travailler dans le nucléaire ?
Être mobile est essentiel. De plus en plus de sociétés recrutent des ingénieurs et techniciens qui peuvent être amenés à intervenir sur les 19 centrales nationales ou à l’étranger. Il faut, de plus, posséder la « nucléaire attitude ». Quésaco ? C’est la capacité à respecter les consignes de sécurité et à se mettre en position d’exécuteur, tout en étant vigilant et en ayant l’initiative de donner l’alerte en cas d’anomalies ou de problèmes. « Pour les entreprises, l’attitude prime souvent sur la formation, qui peut toujours s’acquérir », assure Évelyne Harel, responsable d’équipe de l’agence Pôle emploi de Bagnols-sur-Cèze.

Quels profils recherchés ?
Ingénieur, technicien d’études ou en génie climatique, tuyauteur, chaudronnier, mécanicien ou encore peintre… Le panel de métiers recherchés par les entreprises du nucléaire est très large, et de nombreux professionnels exerçant dans d’autres secteurs peuvent se réorienter vers le nucléaire.
Coralie Pierre

Sur la photo : Une soixantaine d’entreprises ont participé à la 5e édition du forum Sudnuclaire, organisé le 26 janvier dernier, dans le Gard. Photo DR.