ToulEmploi

Publié le lundi 4 février 2019 à 17h59min par Béatrice Girard

Avec 54.000 accidents du travail et 2500 maladies professionnelles constatés, l’Occitanie doit progresser !

Deux ans après le lancement du plan régional de santé au travail, la Direccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) Occitanie qualifie « d’alarmant » le nombre élevé d’accidents et maladies professionnels.

« Lorsque nous avons lancé le plan régional de santé au travail (2016-2020 ndlr), nous avons établi un premier état des lieux, qui faisait état à fin 2016 de 54.000 accidents du travail dont 3000 particulièrement graves et 50 mortels en Occitanie », indique Christophe Lerouge, le directeur régional de la Direccte. "Des chiffres conséquents, et même alarmants, qui nous placent au-dessus de la moyenne nationale. D’ailleurs aujourd’hui encore, il ne se passe pas une semaine sans qu’un compte rendu d’accident du travail mortel ne nous soit signalé. »

Des chiffres liés à la nature du tissu économique

En Occitanie, un tissu important de petites entreprises (87% des entreprises régionales), notamment dans le secteur agricole favoriserait, selon la Direccte, ce nombre élevé d’accidents. Les secteurs les plus concernés restant par ailleurs le bâtiment, les transports, les services et le commerce.
Sur la même période, 2500 maladies professionnelles assorties d’arrêts du travail, ont été constatées. Parmi elles, un nombre élevé de troubles musculo squelettiques, mais aussi des cancers liés à l’exposition à des produits. « Sur ce point, nous sommes en-dessous de la moyenne nationale, mais avec des indices de fréquence qui restent élevés », estime Christophe Lerouge.

21 actions pour améliorer la situation

Grâce au plan régional de santé au travail, qui s’étendra jusqu’en 2020, les différents acteurs de la prévention ont fléché 21 actions concrètes pour améliorer la situation. Parmi les actions, quatre mesures cibles. L’une d’elles concerne les risques majeurs liés à l’amiante dans le bâtiment, pour améliorer notamment les « gestes métiers » des ouvriers qui interviennent sur ce type de chantier.
Une autre l’utilisation des produits phytosanitaires et les pesticides dans le secteur agricole. Une troisième action porte sur l’information sur le risque routier. Et la dernière vise à éviter la désinsertion des personnes atteintes de maladies chroniques évolutives, pour leur permettre de rester en activité.
Concrètement mis en œuvre depuis début 2017, ce plan livrera ses premiers résultats fin 2020, ou début 2021.
Béatrice Girard

Photo DR.