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Publié le lundi 9 janvier 2017 à 17h59min par Ingrid Lemelle

A Toulouse, l’école d’ingénieurs de Purpan cultive l’humain

Plus qu’une école agri-agro, l’EI Purpan s’est adaptée aux besoins des entreprises dans la mondialisation des échanges. A Toulouse, elle propose une formation généraliste de haut niveau.

Créée en 1919 par des agriculteurs, l’école d’ingénieurs (EI) de Purpan a évolué vers une école d’ingénieurs généralistes, avec des capacités de management et de gestion. A tel point qu’elle ouvre à plus de 300 métiers différents, allant de directeur d’exploitation agricole à trader en matières premières ou conseiller en patrimoine. Près de 30% de la promotion des 200 nouveaux élèves chaque année exercent d’ailleurs dans des services marketing ou commerciaux. La formation humaine est actuellement la première matière en nombre d’heures sur l’ensemble du cursus en cinq ans post-bac. « Pour intégrer l’école, il faut aimer les sciences du vivant, avoir le goût de l’agroalimentaire, mais aussi l’envie d’être manager, d’encadrer une équipe », souligne Michel Roux, directeur général de l’école.

Une exploitation agricole en propre

Sélectionnés sur dossier et entretiens, hors APB, les étudiants bénéficient aussi de travaux pratiques et d’une expérience de management d’une exploitation au sein du domaine agricole de l’école de 250 ha à Muret. Avec 150 vaches laitières, 6000 poules pondeuses de plein air, des cultures de maïs, blé, tournesol ou encore son parc machines, le centre est au cœur du projet pédagogique de l’établissement. Il fait figure de plateforme agronomique innovante pour des expérimentations en recherche et développement. Seules deux écoles d’agriculture en France possèdent leur propre exploitation.

L’expérience sur le terrain

En quatrième et cinquième années, 20% des élèves choisissent l’alternance avec 44 semaines en entreprise sur 18 mois. Sur l’ensemble des cinq années, de nombreux stages en entreprises ou exploitations agricoles, représentant un total de 71 semaines, font partie intégrante de la formation. L’expérience internationale est également un pilier de la pédagogie. Près de 95% des étudiants vivent plus de neuf mois à l’étranger, avec notamment un séjour universitaire international obligatoire au premier semestre de la quatrième année. « Une centaine de partenariats ont été conclus avec des établissements étrangers dont huit accords de double diplôme », détaille Michel Roux. De fait, 10% des ingénieurs de Purpan seront en poste à l’international dès les 4 premières années. Et 45% ont un emploi avant leur diplôme.
Il faut compter 5600 euros par an de frais de scolarité. Mais 30% des élèves sont boursiers de l’État. « Un fonds social propre à l’établissement peut accorder des bourses ou octroyer un prêt à taux zéro », fait également remarquer le directeur général. Outre sa formation phare d’ingénieurs, l’école propose aussi une Licence professionnelle des métiers de l’élevage, une Licence par apprentissage en agroalimentaire, un diplôme Bac +4 en apprentissage en agroalimentaire et des Masters internationaux, réservés à des étudiants étrangers.
Isabelle Meijers

Prochaines journées portes ouvertes les 4 février et 4 mars.

Sur la photo : L’EI Purpan fait partie des deux écoles françaises qui possèdent leur propre exploitation agricole. DR.