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Publié le lundi 19 novembre 2012 à 18h04min par Ingrid Lemelle

A Toulouse comme ailleurs, le grand boom des prépas privées !

Faut-il passer par une prépa privée pour intégrer Sciences Po ou réussir la première année de médecine ? De plus en plus de jeunes (et de familles) en sont convaincus, ce qui soutient l’essor des organisés privés, notamment à Toulouse.

Sciences Po… un diplôme qui fait toujours rêver. Aujourd’hui, le concours des Instituts d’Etudes Politiques (IEP) est certes l’un des plus courus avec, peu ou prou, 10.000 candidats pour le concours commun des six IEP de province (Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse). Mais les places sont "chères" (3.500 au total, Paris compris) et le niveau a été logiquement revu à la hausse depuis la création de cette épreuve commune en 2008.

La préparation est devenue de ce fait quasiment incontournable, et très business parfois. Pas de « classes préparatoires » mais des préparations à l’année, suivies en continu, généralement en parallèle du cursus scolaire ou en modules pendant les vacances. Les IEP eux-mêmes proposent une offre par correspondance - Tremplin - payante, des tarifs spéciaux étant prévus pour les boursiers. Le lycée privé Saliège, à Balma, ainsi que le lycée Rive-Gauche de Toulouse, proposent une scolarisation à l’année. L’université Champollion à Albi a également ouvert un module qui s’ajoute aux cours de L1 en sciences sociales. Pour ses établissements, les étudiants acquièrent des Ects (European Credits Transfer System).
A Toulouse enfin, nombre de cours privés développent une offre à partir de 2.000 euros : Supadmission, La Prépa Major ou Acadomia parmi d’autres.

La prépa médecine, un passage quasi obligé

Avec l’instauration de la PACES, Première année commune aux étudiants de santé, le concours de médecine est devenu, quant à lui, plus difficile d’accès. Si 3.000 étudiants sont inscrits en médecine à Toulouse, le taux de réussite du concours de première année n’est que de… 10%.
Comme pour les CPGE, la méthodologie et la puissance de travail sont requises pour se maintenir sur la voie médicale. La fac n’assurant pas l’encadrement nécessaire à leur apprentissage, plusieurs organismes privés ont investi ce champ. Offrant dès l’été, la possibilité de se préparer à l’exercice avant les premières épreuves en janvier : « En trois mois on est jugé, note Michel Aujoulat, directeur de Sciences Plus. Si la première partie du concours est loupée, il n’y a guère d’espoir pour la suite. » La moyenne des résultats est certes élevée et le classement se joue au centième près entre 14,5 et 17,5. L’entraînement s’impose donc de plus en plus en complément des cours à l’université. Pour un coût non négligeable : environ 3.000 euros pour des jeunes sélectionnés selon leur potentiel de réussite ou économique.

Chaque organisme articule la préparation autour d’une révision du cours et un entraînement aux QCM. Sciences Plus y ajoute la rédaction en commun d’une fiche mnémotechnique du cours retravaillé. Car c’est toujours en groupe, jusqu’à 20 étudiants au cours Esquirol, qu’à lieu la préparation, le soir et le week-end. Comme chez Prépa Vidal, la plupart des organismes mettent en avant le caractère personnalisé de l’accompagnement dans ces conditions. Mais il est préférable de s’en assurer. Tous par exemple ne distinguent pas les cours des différentes universités.
Une dizaine d’organismes sont présents sur ce marché à Toulouse.
Nathalie Malaterre

Sur la photo : La montée en puissance du niveau de sélection de certaines formation contraignent les candidats à passer par la case prépa. Photo Lassedesignen - Fotolia.