ToulEmploi

Publié le lundi 4 mars 2019 à 18h06min par Isabelle Meijers

A Alès, un nouveau centre Epide accompagnera près de 150 jeunes sortis du système scolaire

Etablissement public dédié à l’insertion des jeunes, l’Epide ouvrira un nouveau centre à Alès en 2020. Ce dispositif d’accompagnement de jeunes, sans diplôme et en perte de repères, les aide à trouver leur place dans le monde du travail.

Après un premier centre ouvert à Toulouse en avril 2017, l’Etablissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide) prévoit de créer un nouveau site en Occitanie à Alès en 2020. Le dispositif Epide s’adresse à des jeunes de 18 à 25 ans souvent sans diplôme, en situation de précarité, qui ont abandonné le lycée et se retrouvent en grande difficulté pour trouver un travail. Pendant huit à dix mois, l’objectif est de leur redonner le goût de l’effort et de les accompagner au niveau social pour les réinsérer professionnellement. La pédagogie passe par une discipline d’inspiration militaire dans un cadre structurant avec, par exemple, une cérémonie des couleurs hebdomadaire, le port d’un uniforme, l’apprentissage de la cohésion de groupe notamment par la pratique du sport et bien sûr, des ateliers de formation en Français et en Maths et des ateliers d’insertion (aide à la rédaction de CV, recherche de stage, apprentissage du code de la route, savoir-être etc …).

Des jeunes volontaires

Le principe de l’Epide repose sur le volontariat des jeunes, une condition essentielle à la réussite de l’accompagnement. Les élèves sont logés sur place du lundi au vendredi avec des journées de 8h à 22h bien rythmées. Chaque projet professionnel est individualisé. « Nos équipes d’encadrement sont attentives et riches puisque nous disposons d’un cadre pour trois jeunes. A Toulouse, 54 cadres sont en prise directe avec les élèves, dont une infirmière et une chargée d’accompagnement social qui aident notamment les cas d’addictions. Au-delà de cette qualité des équipes pluridisciplinaires, notre force réside dans un vaste réseau d’entreprises partenaires telles que Veolia, Unicem, Innovista …ou encore d’organismes comme Agefos ou Proxité, qui facilitent l’organisation des stages ou offrent des emplois », explique Alexandra Belot, cheffe du service insertion professionnelle de Toulouse.

Un objectif de 60% de taux d’insertion à la sortie

L’Epide compte aujourd’hui dix-neuf centres en France, qui accueillent chacun 150 jeunes en moyenne. Le taux d’insertion professionnelle à la sortie est de 40% en 2017 à Toulouse en alternance ou en CDI, contre 44% en national. « Nous travaillons pour améliorer ce taux et le porter à 60% dans le futur. Quant aux jeunes en attente, ils sont réorientés vers d’autres dispositifs ou prolongent l’Epide », détaille Alexandra Belot. Le dispositif est entièrement pris en charge par l’Etat qui verse au jeune 210 euros mensuels en fonction de son assiduité pour couvrir ses frais de transport. De plus, 90 euros par mois sont épargnés et remis au jeune à la fin du parcours pour l’aider dans ses premiers pas professionnels. Le système d’admission, actif tous les deux mois, repose sur une candidature rapide en ligne ou le retrait d’un formulaire à l’agence Pôle Emploi. Ces demandes sont suivies d’une journée de préadmission au centre choisi. Près de 90% des candidatures sont acceptées.
Isabelle Meijers

Crédit Photo : Epide Bertrand GaudillèreItem.