ToulEmploi

Publié le lundi 10 décembre 2012 à 18h55min par Nathalie Malaterre

74.000 emplois en perspective pour Midi-Pyrénées

Les perspectives d’emplois sur les cinq prochaines année en Midi-Pyrénées sont désormais passées au crible du CarifOref. Portée par les départs en retraite et les besoins en devenir, la tendance est plutôt bonne. Les métiers de l’encadrement et des services à la personne sont considérés comme (...)

Dans le but d’offrir aux institutionnels un outil d’aide à la décision, le CarifOref, en tant qu’Observatoire régional de l’emploi et de la formation, a développé une démarche prospective qui vise à donner les tendances concernant l’emploi et les besoins en métiers.
Pour autant, les résultats des études et analyses qui sont menés dans ce cadre sont mis à la disposition de tous sur le web. Présentées fin novembre, les tendances pour les cinq ans à venir pour l’ensemble de la région Midi-Pyrénées sont plutôt positives. Elles démontrent que la tertiarisation des emplois se poursuit, que les emplois qualifiés progressent et se féminisent, et enfin que les emplois d’aide et de soins aux personnes demeurent très dynamiques.

« L’évolution de l’emploi est favorable à l’horizon 2017 », selon Quentin Michaud-Pigasse, auteur de l’enquête. Quelle que soit la conjoncture, les départs en retraite, l’attractivité du pôle toulousain et le vieillissement de la population participent à de nécessaires créations d’emplois. Selon les projections, le marché de l’emploi progresserait donc de 6,5% avec 74.0000 emplois supplémentaires.
Les services capteraient à eux-seuls les trois quarts des besoins avec 51.500 postes à pourvoir. Le commerce, le bâtiment et l’industrie suivent. Seule l’agriculture devrait voir ses effectifs se replier tout en proposant un volume d’emplois salariés plus important qu’aujourd’hui.

Cette prospective met également en avant les métiers en tension. Là, on note finalement que les besoins de main d’œuvre pour les métiers qualifiés concernent aussi beaucoup de zones rurales qui ne parviennent à se rendre attractives en ne pouvant garantir un emploi au conjoint comme le déplore Robert Vitrat P-dg de Ratier-Figeac dans le Lot et vice-président de l’UIMM, le syndicat des industries. Les métiers à bas salaires et/ou à horaires difficiles, voire les métiers saisonniers, constituent l’autre gisement d’emplois. Si les perspectives, qui sont réactualisées en continu par le CarifOref Midi-Pyrénées, sont bonnes, elles ne sont pas non plus très enthousiasmantes…
Nathalie Malaterre

Prospectives à retrouver sur www.mpfm.fr

Photo Kurhan - Fotolia.

La tension monte sur ces métiers

Le secteur agricole recherche toujours des arboriculteurs, des viticulteurs et autres aides agricoles. Le maraîchage et l’horticulture ont des besoins. Au gré de sa mutation, la filière va aussi avoir recours à de nombreux conseillers agricoles.

La construction, en grave crise actuellement, ne manque pas de potentiels cependant : le solde migratoire de la région reste important et les bâtiments doivent se mettre au vert. Le secteur devrait compter 88.500 actifs en 2017, +8.6 % par rapport à aujourd’hui. Tous les corps de métiers ou presque seront créateurs d’emploi.

Le commerce doit voir la part de ses effectifs croître de 10% d’ici à 2017 dans la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Une évolution soutenue par l’accroissement et les revenus de la population.

Les services vont gagner 7% d’actifs d’ici à 5 ans. Cette hausse concerne les métiers de l’informatique, de l’hébergement et de la restauration, les activités sociales (santé, fonction publique territoriale, éducation et enseignement) et la logistique et transport.